lundi 5 mars 2007
Etes vous une proie ou un prédateur?
http://mitworld.mit.edu/play/140/
Dans cette conférence, le professeur James Utterback du MIT de Sloan démontre précisemment l'opposé, il insiste sur le fait qu'un rapport symbiotique peut exister entre les nouvelles industries « prédatrices » et les plus anciennes « proies » et qu'elles peuvent se soutenir mutuellement. En utilisant des exemples historiques marquants tels que l'ampoule, l'allumette et le piège à souris, il explique comment les entreprises qui ont créé ces produits ont continué à prospérer même sous la menace de nouvelles entreprises qui ont mis en place de nouveaux moyens de production ou de nouvelles méthodes de distribution.
Montrant un ancien film de 1927, Utterback explique comment la transition de la production de glace à la "main" à la réfrigération mécanique a fait croitre le marché pour les deux industries - illustrant l'idée que les nouvelles et anciennes technolgies peuvent et souvent se renforcer mutuellement.
Cette conférence illustre et reprend l'un des passage clé de "Mastering the Dynamics of Innovation". Il est dommage qu'Utterback ne nous en apprenne pas plus ici que dans son livre.
lundi 26 février 2007
Tableau de bord Européen de l'Innovation - Les performances en matière d'innovation des nouveaux États membres prennent de l'ampleur
Selon le tableau de bord européen (European Innovation Scoreboard - EIS) sur l'innovation de 2006, l'UE rattrape son retard sur les États-Unis en matière d'innovation, tandis que les États membres les plus récents se mettent progressivement au niveau de l'UE.
Ce rapport en est à sa sixième édition, depuis son lancement en 2001 dans le cadre de la stratégie de Lisbonne en vue de comparer les performances en matière d'innovation des États membres de l'UE. Le tableau de bord contient également des informations sur la Turquie, l'Islande, la Norvège, la Suisse, les États-Unis et le Japon.
Malgré l'avance des États-Unis sur l'UE en termes de performances globales en matière d'innovation, le rapport montre que la différence s'est considérablement réduite au cours des quatre dernières années. L'Europe se retrouve même à la tête de certains domaines d'innovation, tels que dans le nombre de nouveaux diplômés en science et en ingénierie, d'emplois dans la fabrication de produits haute technologie et de marques de fabrique et de conception communautaires.
Les États-Unis et le Japon l'emportent cependant encore sur l'UE dans des domaines cruciaux tels que le niveau d'investissement des entreprises dans la recherche et le développement (R&D), les dépenses relatives aux technologies de l'information et de la communication (TIC), les investissements de capital risque et le nombre de brevets enregistrés.
En ce qui concerne les États-membres de l'UE, la Suède, la Finlande, le Danemark et l'Allemagne sont en tête de liste, leurs résultats se trouvant bien au-dessus de la moyenne européenne. Mais le rapport informe que l'avance prise par ces pays a diminué, à l'exception du Danemark.
Parallèlement, le Royaume-Uni, la France, la Belgique, l'Autriche et l'Irlande sont, selon le rapport, les «suiveurs en matière d'innovation», dont les résultats sont inférieurs à ceux des meneurs mais supérieurs à ceux de la moyenne en Europe.
La révélation la plus surprenante du rapport concerne certainement l'allure à laquelle certains nouveaux États membres se mettent au niveau des meneurs en matière d'innovation. Bien qu'encore en retard sur la moyenne européenne, la Slovénie, la République tchèque, la Lituanie, la Pologne et la Lettonie améliorent considérablement leurs performances en matière d'innovation.
Les 25 indicateurs individuels utilisés dans le rapport de l'EIS sont classés en cinq catégories afin de mieux représenter les différents aspects du processus d'innovation. Ces catégories sont les suivantes: les forces motrices de l'innovation telles que le nombre de diplômés en science et en ingénierie; la création de connaissance comprenant les dépenses des entreprises en R&D; l'innovation et l'esprit d'entreprise; les applications et la propriété intellectuelle.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site:
http://www.proinno-europe.eu/doc/EIS2006_final.pdf
Source: CORDIS
S'organiser pour innover?
Tout d’abord, je tiens sincèrement à vous souhaiter la bienvenue à vous tous, lecteurs, sans qui cet espace d’expression ne pourrait, ni ne pourra, exister. J’espère également vous retrouver de plus en plus nombreux autour de ces quelques mégaoctets consacrés à une science/philosophie à part entière…. l’innovation !
Dans cette première note, j’ai trouvé opportun de relever un article d’un blog de management que j’ai parcouru récemment. D’une part car je fais le lancement de ce blog totalement à l’improviste et il est évident que cela me facilite la tache, d’autre part car il me semble que cela traite d’une problématique de fond bien trop souvent ignorée.
Ainsi, cette note se trouve du blog de Gilles Martin … qui lui-même commente un article de Jim Collins, professeur et chercheur, auteur du fameux « From good to great ».
Vous l’aurez compris, cette problématique s’adresse essentiellement à des entreprises déjà « établies », mais cela est bien entendu valable pour tout entrepreneur. Quoi qu'il en soit, il me semble que Collins met précisément le doigt sur le point sensible !
Sans pour autant aller parler d’innovation organisationnelle (G. Morgan) ou sociale (J. Collins), ce qui pour moi sont encore des choses totalement différentes, il est évident que l’organisation est la clé de
La question était donc faut-il se focaliser sur la création de la prochaine innovation ou à contrario sur la création d’une organisation et d’un environnement qui stimulent l’innovation ?
Pour ce qui me concerne, la réponse est claire…